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Réforme 2027 à Clermont-Ferrand :
comment choisir sa discipline
dans la future licence santé
Réforme 2027 à Clermont-Ferrand :
comment choisir
sa discipline
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- Publié par Dr Grey
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Pour les lycéens qui entreront à l’université en septembre 2027, le choix ne devrait plus opposer le PASS et la LAS. Une autre décision pourrait cependant devenir déterminante : celle de la discipline étudiée aux côtés des enseignements de santé.
Les principes présentés par le Gouvernement en avril 2026 prévoient en effet une licence unique, organisée autour d’un bloc Santé, d’un bloc disciplinaire et d’un bloc transversal. Cette formation est parfois désignée sous le nom provisoire de « Licence Portail Santé ». Le ministère utilise pour le moment l’expression plus générale de « licence orientée santé, harmonisée ».
À Clermont-Ferrand, cette évolution doit être comprise à la lumière de l’organisation actuelle de l’Université Clermont Auvergne. L’UCA propose aujourd’hui un PASS, plusieurs LAS et un Portail Réadaptation destiné à l’accès aux études de kinésithérapie. Ces parcours montrent déjà pourquoi une discipline ne peut pas être choisie comme un simple complément aux matières de santé.
Sommaire
Pourquoi la discipline prendra une place centrale en 2027
Dans le PASS actuellement proposé à Clermont-Ferrand, la mineure disciplinaire peut sembler secondaire. La formation comprend une majeure Santé de 42 crédits et une mineure d’une autre discipline de 18 crédits. Le classement pour l’admission en médecine, maïeutique, odontologie ou pharmacie repose aujourd’hui sur les enseignements de la majeure.
- L’équilibre devrait être sensiblement différent dans le futur dispositif :
- Selon les principes annoncés en avril 2026, la première année comporterait un bloc Santé de 24 à 30 ECTS.
- Un bloc disciplinaire représentant lui aussi 24 à 30 ECTS.
- Un troisième bloc de 6 à 12 ECTS serait consacré à des enseignements transversaux, notamment dans les domaines de la communication, de l’éthique, des sciences humaines et des compétences psychosociales.
- Le bloc disciplinaire occuperait donc une place presque équivalente à celle du bloc Santé. Les deux blocs devraient par ailleurs être validés séparément, avec une moyenne minimale de 10 sur 20 dans chacun. De bons résultats en Santé ne permettraient donc pas nécessairement de compenser des résultats insuffisants dans la discipline associée.
- La réforme ne supprimerait pas toute décision stratégique sur Parcoursup. Elle déplacerait plutôt cette décision. Le candidat n’aurait plus à arbitrer entre un PASS et une LAS, mais il devrait choisir une véritable discipline universitaire, appelée à compter dans la validation de son année comme dans la suite de son parcours.
Les trois questions à se poser avant de choisir sa discipline
Choisir une discipline parce qu’elle paraît facile ou parce qu’elle semble proche de la médecine serait une stratégie fragile. Le futur étudiant devra examiner à la fois ses capacités, la réalité du programme et ce qu’il accepterait de faire si son admission dans une filière de santé n’intervenait pas immédiatement.
Suis-je capable de réussir dans cette discipline ?
- Les résultats obtenus au lycée constituent un premier indicateur, mais ils ne suffisent pas. Une matière change souvent de nature lorsqu’elle est enseignée à l’université.
- Un élève qui apprécie les sciences de la vie devra apprendre un vocabulaire beaucoup plus précis et comprendre des mécanismes biologiques complexes. Un candidat attiré par les mathématiques rencontrera davantage d’abstraction, avec notamment de l’algèbre linéaire, du calcul matriciel, de l’intégration ou des équations différentielles.
- De la même manière, aimer débattre de questions de société ne signifie pas nécessairement être à l’aise avec les méthodes du droit universitaire. Cette discipline exige l’acquisition rapide d’une terminologie spécifique, de règles de raisonnement précises et de méthodes de rédaction nouvelles.
- Le premier travail du lycéen consiste donc à regarder au-delà du nom de la discipline. Il doit s’interroger sur la nature des exercices, les formes d’apprentissage demandées et sa capacité à travailler régulièrement dans ce domaine.
Est-ce que le contenu m’intéresse réellement ?
- Une discipline peut sembler rassurante parce qu’elle correspond à une spécialité suivie au lycée. Pourtant, un choix fondé uniquement sur l’habitude peut devenir difficile à tenir lorsque le programme se densifie.
- Les mineures actuellement proposées dans le PASS clermontois illustrent bien cette difficulté. Économie-gestion comprend non seulement des enseignements d’économie, mais aussi des mathématiques et des systèmes d’information comptable. La psychologie associe notamment psychologie cognitive, psychologie du développement, psychopathologie et psychologie sociale. La chimie alterne réactions en solution, atomistique, chimie organique, thermodynamique et cinétique.
- Ces contenus ne permettent pas de connaître la future offre de 2027. Ils montrent néanmoins pourquoi il est important de consulter les programmes avant de formuler ses choix.
- Le candidat doit pouvoir se projeter dans le travail réel demandé par la licence, et pas uniquement dans l’image qu’il se fait de la discipline.
Accepterais-je de poursuivre cette licence en deuxième année ?
- Cette troisième question est souvent la plus révélatrice.
- Dans le système actuel de l’UCA, un étudiant qui valide son PASS sans être admis dans la filière de santé souhaitée poursuit dans la licence correspondant à sa mineure. Une mineure Biologie conduit ainsi vers une deuxième année de Sciences de la vie, tandis qu’une mineure Droit mène vers une L2 Droit. Un étudiant issu de la mineure Lettres-Histoire-Philosophie poursuit dans l’une des trois mentions correspondantes.
- L’architecture annoncée pour 2027 semble prolonger cette logique de sécurisation du parcours. Le bloc disciplinaire sera une véritable composante de la formation et devra permettre une poursuite universitaire cohérente. La manière exacte dont l’UCA organisera cette continuation en L2 reste toutefois à préciser.
- Avant de choisir, le lycéen peut donc se poser une question très concrète : serais-je prêt à étudier cette discipline pendant deux ou trois ans si mon admission en santé n’intervenait pas immédiatement ?
- Une réponse clairement négative doit conduire à reconsidérer le choix.
Ce que les mineures actuelles du PASS permettent déjà de comprendre
L’Université Clermont Auvergne propose actuellement huit mineures dans son PASS : biologie, chimie, physique-sciences pour l’ingénieur, mathématiques, lettres-histoire-philosophie, droit, économie-gestion et psychologie.
- Cette offre ne permet pas de connaître à l’avance la liste des futurs blocs disciplinaires. L’UCA pourra conserver certaines disciplines, en transformer d’autres ou réorganiser plus largement son offre. Au 23 juillet 2026, aucune liste locale définitive n’a encore été publiée.
- Le système actuel constitue néanmoins un excellent terrain d’observation. Il montre d’abord qu’une discipline scientifique n’est pas automatiquement le meilleur choix pour tous les candidats. Un élève obtenant de très bons résultats en droit ou en psychologie peut avoir davantage intérêt à valoriser ses points forts qu’à choisir une science dans laquelle il serait moins performant.
- Il montre également qu’une discipline réputée moins scientifique n’est pas nécessairement moins exigeante. Économie-gestion comporte actuellement des mathématiques. Le droit demande une mémorisation précise et une méthode rigoureuse. Lettres-histoire-philosophie suppose de passer régulièrement d’une matière rédactionnelle à une autre.
- Le choix ne doit donc pas opposer des disciplines faciles à des disciplines difficiles. Il doit mettre en relation un programme universitaire, des méthodes de travail et un profil personnel.
- Cette réflexion doit idéalement commencer avant l’ouverture de Parcoursup. Lire les programmes, consulter des exemples de cours et profiter des journées portes ouvertes permet de confronter une représentation parfois abstraite à la réalité des enseignements.
Kinésithérapie : la leçon du PASS-R clermontois
Clermont-Ferrand possède une particularité importante. Dans l’organisation actuelle, le PASS et les LAS de l’UCA ne permettent pas d’accéder aux études de kinésithérapie. Les candidats passent principalement par le Portail Réadaptation, souvent appelé PASS-R, ou par la première année de STAPS comportant une passerelle vers la kinésithérapie.
- Pour mieux comprendre cette organisation locale avant d’examiner ce que la réforme pourrait modifier, il peut être utile de consulter le guide consacré au PASS-R à Clermont-Ferrand, voie spécifique vers les études de kinésithérapie.
- Le Portail Réadaptation permet déjà de comprendre pourquoi une discipline peut influencer toute la suite d’un parcours.
Ce que la discipline change déjà dans le PASS-R
- Le Portail Réadaptation comprend actuellement une majeure de 42 ECTS consacrée à la santé et à la réadaptation, complétée par une mineure disciplinaire de 18 ECTS. Trois disciplines sont proposées : STAPS, Sciences de la vie et Sciences de l’éducation.
- Pour la première candidature en kinésithérapie, le classement repose uniquement sur les unités d’enseignement de la majeure Réadaptation. La mineure ne détermine donc pas directement le classement de première chance.
- Elle devient pourtant décisive si l’étudiant valide son année sans être admis en kinésithérapie. Il poursuit alors dans la Licence Accès Réadaptation correspondant à la discipline choisie en première année.
- Avec Sciences de la vie, il peut poursuivre vers un parcours de Biologie cellulaire et physiologie ou de Nutrition-pharmacologie. Avec STAPS, il rejoint le parcours Activités physiques adaptées et santé, organisé à Vichy. Avec Sciences de l’éducation, la poursuite s’effectue dans un parcours centré sur l’enseignement, l’éducation et la formation.
- Le lieu d’études peut ainsi faire partie de la décision. Choisir STAPS implique, dans le système actuel, d’envisager une poursuite à Vichy. Ce détail pratique peut avoir des conséquences sur le logement, les déplacements et l’organisation personnelle.
- La discipline la plus adaptée n’est donc pas simplement celle qui semble la plus proche du métier de kinésithérapeute. C’est celle dont l’étudiant peut réussir les enseignements et accepter la poursuite universitaire.
Ce que la réforme pourrait changer pour l’accès à kiné
- Le dossier ministériel d’avril 2026 prévoit que la kinésithérapie soit pleinement intégrée au futur dispositif, aux côtés de la médecine, de la maïeutique, de l’odontologie et de la pharmacie. La nouvelle première année doit ainsi ouvrir vers les cinq filières regroupées sous l’appellation MMOPK.
- Cette orientation implique que l’organisation clermontoise actuelle devra probablement évoluer. Elle ne permet cependant pas d’affirmer que le Portail Réadaptation disparaîtra purement et simplement.
- L’UCA n’a pas encore indiqué si le PASS-R sera absorbé dans la future licence, transformé en parcours particulier ou remplacé par une autre organisation. Elle n’a pas non plus précisé si STAPS, Sciences de la vie et Sciences de l’éducation resteront proposées aux étudiants visant la kinésithérapie.
- Le futur candidat doit donc distinguer deux niveaux d’information. Les règles actuelles du Portail Réadaptation sont connues et publiées. L’organisation applicable aux étudiants entrant en septembre 2027 devra être vérifiée à partir des futurs textes et des communications de l’UCA.
Comment se préparer dès le lycée au futur double programme
L’incertitude sur les modalités locales ne signifie pas qu’il faille attendre avant de commencer à se préparer. Elle impose plutôt de distinguer ce qui peut être travaillé dès maintenant de ce qui dépendra du programme définitif.
Consolider un socle scientifique sans apprendre un programme encore inconnu
- Le ministère annonce que le bloc Santé reposera sur des connaissances scientifiques fondamentales communes aux cinq filières. Le détail des unités d’enseignement n’est toutefois pas encore publié.
- Il serait donc prématuré de chercher à apprendre par avance un cours universitaire précis ou de mémoriser un programme présenté comme définitif.
- En revanche, consolider la biologie, la chimie, la physique, les mathématiques utiles au raisonnement et le traitement des données constitue une préparation prudente. L’objectif est de comprendre les mécanismes étudiés au lycée, de savoir manipuler les grandeurs et de corriger les lacunes qui pourraient ralentir l’apprentissage à l’université.
- Cette consolidation doit rester équilibrée. Un futur étudiant ne préparera pas seulement un bloc Santé : il devra également réussir sa discipline.
Apprendre à alterner deux types de travail
- Le principal défi de la nouvelle première année pourrait venir de la coexistence de deux programmes importants.
- Les enseignements de santé demanderont de comprendre et de mémoriser un volume conséquent de connaissances. Selon la discipline choisie, l’étudiant devra en parallèle résoudre des exercices, analyser des textes, rédiger des raisonnements, manipuler des concepts abstraits ou produire des travaux universitaires.
- Dès le lycée, il peut apprendre à organiser une semaine dans laquelle plusieurs formes de travail coexistent. Il ne s’agit pas d’allonger indéfiniment ses journées, mais de savoir passer d’une tâche à l’autre sans abandonner la matière qui semble moins urgente.
- Cette compétence sera essentielle si les deux blocs doivent être validés séparément. Consacrer toute son énergie à la Santé en négligeant la discipline pourrait compromettre la validation de l’année.
Tester les disciplines avant Parcoursup
- Une préparation utile consiste également à explorer deux ou trois disciplines envisagées.
- Le lycéen peut lire les programmes de licence, consulter quelques supports universitaires accessibles, observer des sujets d’examen ou assister aux journées portes ouvertes. Il peut ensuite comparer ce qu’il imaginait de la matière avec la réalité des enseignements.
- Cette démarche permet de distinguer plusieurs situations. Une discipline peut plaire et correspondre aux aptitudes du candidat. Elle peut l’intéresser sans que ses méthodes lui conviennent réellement. Elle peut enfin sembler stratégique sans susciter aucun intérêt durable.
- Le choix devient alors plus rationnel, sans se limiter aux notes obtenues au lycée ou aux conseils généraux entendus autour de Parcoursup.
Construire une méthode avant de chercher une avance
- La quantité de travail en première année de santé conduit souvent les lycéens à se demander combien de chapitres ils doivent apprendre avant la rentrée. La question la plus utile concerne pourtant la manière dont ils apprendront une fois le cursus commencé.
- Savoir revoir régulièrement un cours, vérifier ce que l’on peut restituer sans support et programmer des rappels espacés apporte un avantage plus durable qu’une avance rapidement oubliée.
- L’expression orale devra également être travaillée. Le dossier ministériel prévoit que les universités puissent conserver des épreuves orales dans leurs modalités d’admission. Le futur bloc transversal doit par ailleurs accorder une place à la communication et aux compétences psychosociales.
- À Clermont-Ferrand, certaines structures comme BIOMEDAL proposent des préparations anticipées dès la Terminale. Dans le contexte de la réforme, l’intérêt d’un tel accompagnement ne doit pas être présenté comme l’apprentissage certain d’un programme encore incomplet, mais comme un moyen de consolider les fondamentaux, de découvrir les exigences universitaires et de structurer sa méthode de travail.
Ce qui reste encore inconnu à Clermont-Ferrand
Au 23 juillet 2026, les grands principes nationaux sont annoncés, mais l’organisation précise de la future première année à l’UCA n’est pas encore disponible.
- La liste des blocs disciplinaires clermontois n’est pas publiée. Leurs capacités d’accueil, leurs programmes et leur éventuel poids dans le classement restent inconnus. L’université n’a pas non plus précisé comment seront organisées les deux candidatures prévues par la réforme ni quelles modalités d’épreuves orales seront retenues.
- Le devenir exact du Portail Réadaptation demeure également en suspens. L’intégration nationale de la kinésithérapie impose une évolution, mais elle ne permet pas encore d’en connaître la forme locale.
- Enfin, les principes présentés par le Gouvernement en avril 2026 ne constituent pas encore, à eux seuls, l’ensemble du cadre réglementaire définitif. Les lycéens et leurs familles devront suivre la publication des textes d’application, les futures communications de l’UCA et les informations affichées sur Parcoursup.
- Cette prudence ne doit pas empêcher de préparer son orientation. Elle évite simplement de transformer une hypothèse probable en certitude.
Conclusion
La réforme 2027 devrait simplifier l’accès aux études de santé en supprimant la coexistence du PASS et des LAS. Elle ne supprimera pas pour autant les choix importants.
- À Clermont-Ferrand, le futur bloc disciplinaire devrait occuper une place presque aussi importante que le bloc Santé. Il devra être choisi en fonction des capacités du candidat, du contenu réel de la licence et de la poursuite qu’il accepterait en cas de non-admission immédiate dans une filière MMOPK.
- Le Portail Réadaptation en fournit déjà l’exemple le plus concret. STAPS, Sciences de la vie et Sciences de l’éducation ne représentent pas trois versions équivalentes d’un même parcours : elles conduisent vers des enseignements, des lieux de formation et des possibilités de continuation différents.
- En 2027, le meilleur choix ne sera donc pas la discipline réputée la plus simple. Ce sera celle que l’étudiant pourra réussir en première année et qu’il accepterait réellement de poursuivre ensuite.
Sources et fiabilité des informations
- État des informations vérifié le 23 juillet 2026.
- Cet article s’appuie principalement sur les principes présentés par le ministère de l’Enseignement supérieur en avril 2026 et sur les pages officielles de l’Université Clermont Auvergne consacrées au PASS, aux mineures disciplinaires et au Portail Réadaptation.
- Ministère de l’Enseignement supérieur - Présentation générale de la réforme
- Ministère de l’Enseignement supérieur - Dossier de presse du 17 avril 2026
- Université Clermont Auvergne - Organisation actuelle du PASS
- Université Clermont Auvergne - Contenu des mineures disciplinaires
- Université Clermont Auvergne - Portail Réadaptation et accès à la kinésithérapie
- Les textes réglementaires complets et la déclinaison locale de la réforme par l’Université Clermont Auvergne n’étaient pas encore publiés à cette date. Les informations portant sur la future organisation clermontoise sont donc explicitement distinguées des règles actuellement applicables.
Documentation
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