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Études pédiatre :
métier, études et salaire
Études
pédiatre
- Mis à jour le 07/05/2026
Spécialiste de la santé de l’enfant de la naissance à l’adolescence, le pédiatre accompagne les familles à chaque étape du développement : vaccinations, bilans de croissance, maladies infantiles, urgences pédiatriques. Découvrez les missions du métier, les compétences requises, le parcours pour y accéder via le PASS ou la LAS, et les salaires de débutant à expert.
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Présentation du métier
de pédiatre
Le pédiatre est le médecin spécialiste de l’enfant, de la naissance jusqu’à la fin de l’adolescence. Son rôle est d’assurer le suivi médical global de l’enfant : surveiller sa croissance et son développement, prévenir les maladies, dépister les troubles précocement et traiter les pathologies qui lui sont propres. C’est, en quelque sorte, le médecin généraliste de l’enfant : à la différence qu’il ne soigne que des patients de 0 à 18 ans, avec toutes les spécificités physiologiques, psychologiques et relationnelles que cela implique.
La pédiatrie est une spécialité profondément humaine. Le pédiatre ne soigne pas seulement un enfant : il accompagne une famille entière, souvent dans des moments d’inquiétude intense. Il rassure les parents d’un premier enfant, annonce parfois des diagnostics graves, guide les adolescents dans leur rapport à leur corps et à leur santé. Cette dimension relationnelle est au coeur du métier.
Sommaire
- Pédiatre
Études pour
devenir pédiatre
- PASS ou LAS : 1 an, suivi d'une sélection pour accéder à la 2ème année de médecine
- 2ème et 3ème année (DFGSM) : enseignements fondamentaux en sciences biomédicales
- 4, 5 et 6ème année (DFASM) : externat, premiers stages cliniques en milieu hospitalier
- EDN : concours national de fin de 6ème année déterminant le classement, la spécialité et la ville d’internat
- Internat en pédiatrie : 5 ans de spécialisation avec stages en pédiatrie générale, néonatologie, urgences pédiatriques, réanimation pédiatrique et différentes surspécialités pédiatriques
- Thèse de médecine : soutenue en fin d'internat pour obtenir le titre de Docteur en médecine et le DES de Pédiatrie
- Nous avons rédigé une page détaillée sur les études de médecine, n'hésitez pas à vous y référer pour avoir plus d'informations
- Pédiatre
Missions du
pédiatre
- Le suivi du développement de l'enfant. Dès les premières heures de vie, le pédiatre examine le nouveau-né en maternité. Par la suite, il assure des consultations régulières qui tracent la courbe de croissance et évaluent les acquisitions psychomotrices, langagières et comportementales de l'enfant à chaque étape de son développement.
- La vaccination. Le pédiatre est le principal acteur du calendrier vaccinal en France. Il administre les vaccins obligatoires et recommandés selon les tranches d'âge, adapte les protocoles aux contre-indications éventuelles et joue un rôle central dans l'éducation des familles sur la prévention des maladies infectieuses.
- Le diagnostic et le traitement des maladies infantiles. Bronchiolite, otite, gastroentérite, angine, convulsions fébriles, asthme, allergies, diabète de type 1, pathologies chroniques : la palette des affections traitées par le pédiatre est très étendue. À la différence du médecin généraliste, le pédiatre dispose d'une expertise spécifique sur la physiologie de l'enfant en développement, dont les réponses aux médicaments, les valeurs biologiques de référence et la présentation clinique des maladies diffèrent sensiblement de celles de l'adulte.
- Le dépistage des troubles du développement. Le pédiatre détecte et oriente précocement les troubles des apprentissages (dyslexie, dyspraxie, TDAH), les troubles du spectre autistique, les retards de langage, les troubles sensoriels (vision, audition) et les troubles du comportement alimentaire.
- L'accompagnement des parents. Une grande partie des consultations pédiatriques consiste à répondre aux questions et aux inquiétudes des parents, souvent bien plus angoissés que l'enfant lui-même. Le pédiatre est un pédagogue : il explique ce qui est normal, ce qui ne l'est pas, comment prévenir les accidents domestiques, comment gérer la fièvre à domicile, comment organiser l'alimentation du nourrisson.
- La prise en charge hospitalière. Dans les services de pédiatrie hospitalière, le pédiatre prend en charge des enfants hospitalisés pour des pathologies aiguës ou chroniques sévères. Les sous-spécialités pédiatriques hospitalières (néonatologie, réanimation pédiatrique, oncologie pédiatrique, neurologie pédiatrique) permettent une prise en charge de très haute technicité pour les pathologies les plus complexes.
- Pédiatre
Compétences
du pédiatre
- Patience et pédagogie. Un enfant ne se comporte pas comme un adulte face à la douleur, à l'inconnu ou à l'examen clinique. Le pédiatre doit adapter son attitude, son ton, ses gestes et son vocabulaire à chaque tranche d'âge : être rassurant avec un nourrisson, ludique avec un enfant de 4 ans, direct et respectueux avec un adolescent. La patience est une exigence professionnelle à part entière.
- Empathie et communication avec les familles. Le pédiatre ne soigne pas seulement l'enfant : il prend en charge le binôme enfant-parents. La qualité de la relation avec les familles conditionne l'adhésion aux traitements, le suivi des vaccinations et la confiance dans le médecin. Savoir annoncer un diagnostic grave à des parents, accueillir leur angoisse sans la minimiser, et leur restituer des informations complexes de manière accessible sont des compétences essentielles.
- Acuité clinique et observation fine. L'enfant, surtout le nourrisson, ne peut pas verbaliser ses symptômes. Le pédiatre doit lire les signes cliniques avec une attention particulière : la qualité du cri, le tonus musculaire, les mimiques, la couleur de la peau, le comportement lors de l'examen. Cette sémiologie pédiatrique spécifique s'acquiert au fil des années de formation et de pratique.
- Polyvalence médicale. Comme le médecin généraliste, le pédiatre traite une très grande variété de pathologies, mais sur une population cible précise. De la néonatologie à la médecine de l'adolescent, les connaissances requises couvrent la cardiologie, la neurologie, la pneumologie, la gastroentérologie, la dermatologie, l'endocrinologie, la psychiatrie de l'enfant et de nombreuses autres disciplines.
- Sang-froid face à l'urgence pédiatrique. Un enfant peut se dégrader très rapidement en cas de détresse respiratoire, de sepsis ou de déshydratation sévère. Le pédiatre doit reconnaître immédiatement les signes de gravité et agir sans délai. La gestion des urgences pédiatriques, notamment la réanimation du nourrisson, est une compétence fondamentale de la spécialité.
- Résistance au stress émotionnel. La confrontation à la souffrance des enfants et à la détresse des familles est l'une des dimensions les plus éprouvantes du métier. Annoncer un cancer à une famille, accompagner un enfant en fin de vie, gérer un deuil périnatal en néonatologie : ces situations exigent une stabilité émotionnelle et un soutien professionnel régulier pour tenir dans la durée.
- Pédiatre
Salaire du
pédiatre
La pédiatrie est l’une des spécialités médicales les moins bien rémunérées en France, notamment en libéral. Ce paradoxe entre la durée des études, la charge de travail et la rémunération est au coeur des tensions actuelles de la profession. Selon les données de la DREES, le revenu d’activité moyen d’un pédiatre libéral s’élève à 88 400 euros par an. La convention médicale 2024-2029 a introduit des revalorisations tarifaires pour tenter de corriger ce déséquilibre.
Étape de carrière | Statut | Net / mois | Net / an |
|---|---|---|---|
Interne 1ère année | Salarié | 1 400 à 1 600€
| 16 800 à 19 200€
|
Interne 4 et 5ème année + gardes | Salarié | 2 000 à 2 600€ | 24 000 à 31 200€ |
Assistant / chef de clinique | Salarié | 3 100 à 4 500€ | 37 000 à 54 000€ |
PH débutant secteur public | Salarié | 3 200 à 4 100€ | 38 000 à 49 000€ |
PH confirmé (5/10ans) + gardes | Salarié | 4 500 à 6 500€ | 54 000 à 78 000€ |
PH senior + responsabilités | Salarié | 6 500 à 8 000€ | 78 000 à 96 000€ |
Pédiatre libéral débutant | Libéral | 3 400 à 4 500€ | 41 000 à 54 000€ |
Pédiatre libéral établi | Libéral | 5 000 à 7 500€ | 60 000 à 90 000€ |
Pédiatre libéral surspécialisé | Libéral | 7 000 à 10 000€+ | 84 000 à 120 000€+ |
- Sources : DREES (données 2021-2022, publiées décembre 2024), grille indiciaire PH 2025, L'Essentiel de l'Éco (décembre 2025), Hellowork (2025). Montants nets avant impôt sur le revenu. Les revenus libéraux sont des BNC après déduction des charges professionnelles.
- Plusieurs facteurs expliquent les écarts de rémunération. La principale limite structurelle du pédiatre libéral tient à la durée des consultations : un suivi pédiatrique complet, avec examen de l'enfant, écoute des parents et explications, demande plus de temps qu'une consultation adulte standard, pour un tarif conventionné identique ou légèrement supérieur. La surspécialisation (allergologie pédiatrique, troubles du développement, médecine de l'adolescent) et l'exercice en secteur 2 permettent d'augmenter substantiellement les revenus. L'exercice en néonatologie et en réanimation pédiatrique hospitalière est plus rémunérateur grâce aux gardes fréquentes et aux indemnités qui y sont associées.
- Pédiatre
Débouchés
professionnels
- Les services de pédiatrie hospitalière. C'est le cadre d'exercice majoritaire, avec 54 % des pédiatres en France travaillant en milieu hospitalier. Les postes de Praticien Hospitalier offrent sécurité de l'emploi, accès aux cas les plus complexes et possibilité de mener des activités d'enseignement et de recherche.
- Le cabinet libéral. 24 % des pédiatres exercent en pratique privée, seuls ou en groupe. Le cabinet libéral offre une grande autonomie, une relation continue avec les familles sur de nombreuses années et la satisfaction de suivre un enfant de sa naissance à sa majorité. Il requiert en contrepartie une capacité à gérer une activité indépendante et à constituer une patientèle sur le temps long.
- L'exercice mixte. 22 % des pédiatres combinent une activité hospitalière et une activité libérale, optimisant ainsi à la fois leur revenu et la diversité de leur pratique. Ce modèle est particulièrement répandu chez les pédiatres surspécialisés qui assurent des consultations libérales dans leur domaine d'expertise en complément de leur activité hospitalière.
- La néonatologie. C'est l'une des sous-spécialités les plus techniques et les plus intenses de la pédiatrie, dédiée à la prise en charge des nouveau-nés prématurés et des nourrissons malades. Elle requiert une formation spécifique pendant l'internat et une résistance émotionnelle particulière, mais offre un exercice très valorisant sur le plan médical et humain.
- Les PMI et la santé scolaire. Certains pédiatres exercent au sein des services de Protection Maternelle et Infantile (PMI) ou de la médecine scolaire, dans un cadre salarié avec des horaires réguliers, au contact de populations parfois vulnérables. Ces postes permettent d'agir sur les déterminants sociaux de la santé de l'enfant, avec une dimension de santé publique importante.
- L'humanitaire. Des organisations comme Pédiatres du Monde, l'UNICEF ou la Croix-Rouge sollicitent régulièrement des pédiatres pour des missions en France ou à l'étranger, auprès d'enfants en situation de précarité, de guerre ou de catastrophe. Ces missions peuvent se combiner avec une activité principale en France.
- L'enseignement et la recherche. Dans les CHU, les pédiatres peuvent accéder aux statuts hospitalo-universitaires, combinant soins, enseignement aux futurs médecins et recherche clinique, notamment dans des domaines en forte croissance comme les troubles neurodéveloppementaux, la pédiatrie sociale ou la médecine de l'adolescent.
- La France manque de pédiatres. Selon les projections de la DREES, l'effectif de pédiatres restera quasi stable d'ici 2030, dans un contexte de besoins croissants liés à la complexification des pathologies infantiles et à l'augmentation des troubles du développement. Les jeunes pédiatres qui s'installent aujourd'hui, en particulier dans les zones sous-dotées, trouvent une patientèle immédiatement et peuvent bénéficier d'aides financières à l'installation.
- Pédiatre
FAQ : sur les études
de pédiatrie
Combien d'années faut-il pour devenir pédiatre ?
Il faut au minimum 11 ans d’études après le baccalauréat : 1 an de PASS ou LAS, 5 ans de 1er et 2ème cycles à la Faculté de Médecine, puis 5 ans d’internat en pédiatrie. La thèse de Docteur en Médecine est soutenue à l’issue de l’internat. En cas de surspécialisation, l’internat peut-être porté à 6 ans.
Quel est le salaire d'un pédiatre débutant en France ?
Un pédiatre débutant en poste d’assistant ou de chef de clinique dans le secteur public perçoit
entre 3 100 et 4 500 euros nets par mois avant impôt. En Praticien Hospitalier (échelon 1), la rémunération démarre autour de 3 200 euros nets. En libéral, les premiers revenus sont souvent modestes le temps de constituer une patientèle (3 400 à 4 500 euros nets par mois), avant d’augmenter significativement avec l’ancienneté.
Y a-t-il des aides pour s'installer comme pédiatre libéral ?
Oui. Comme pour toutes les spécialités médicales, des aides à l’installation existent pour les pédiatres qui s’installent dans des zones sous-dotées : Contrat d’Engagement de Service Public (CESP), aides conventionnelles de l’Assurance Maladie, exonérations fiscales et soutiens des collectivités locales.
La pédiatrie est-elle un métier stressant ?
La pédiatrie est une spécialité exigeante sur le plan émotionnel. La confrontation à la souffrance des enfants, l’annonce de diagnostics graves aux familles et la gestion des urgences pédiatriques peuvent être source de stress intense. Cela dit, la grande majorité des pédiatres témoignent d’une satisfaction professionnelle élevée, nourrie par la relation continue avec les enfants et les familles, la diversité des cas rencontrés et le sentiment de contribuer à la santé des générations futures.
Peut-on se surspécialiser en pédiatrie après l'internat ?
Oui. Durant et après l’internat, les pédiatres peuvent se surspécialiser via des Formations Spécialisées Transversales (FST) ou des DU et DIU complémentaires dans des domaines très variés : réanimation pédiatrique, allergologie pédiatrique, neurologie pédiatrique, oncologie et hématologie pédiatriques, endocrinologie-diabétologie pédiatrique, médecine de l’adolescent, ou encore troubles neurodéveloppementaux. Ces surspécialisations renforcent l’expertise et valorisent souvent le profil et la rémunération.
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