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Études gynécologue :
métier, études et salaire
Études
gynécologue
- Mis à jour le 07/05/2026
Spécialiste de la santé des femmes de l’adolescence à la ménopause, le gynécologue-obstétricien accompagne ses patientes à chaque étape de leur vie reproductive : contraception, grossesse, accouchement, chirurgie gynécologique, dépistage des cancers. Découvrez les missions du métier, les compétences requises, le parcours pour y accéder via le PASS ou la LAS, et les salaires de débutant à expert.
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Présentation du métier
de gynécologue
Le gynécologue-obstétricien est le médecin spécialiste de la santé des femmes et de la reproduction. Son champ d’exercice couvre deux domaines complémentaires :
- la gynécologie, qui concerne la prévention, le diagnostic et le traitement des pathologies de l'appareil génital féminin,
- et l'obstétrique, qui prend en charge la grossesse, l'accouchement et le post-partum.
- Cette double compétence médicale et chirurgicale fait du gynécologue-obstétricien l'un des médecins spécialistes les plus polyvalents du système de santé.
Avec 58 % de femmes, la gynécologie-obstétrique fait partie des spécialités médicales les plus féminisées en France. La spécialité est également confrontée à une tension démographique importante : le nombre de gynécologues-obstétriciens en activité diminue dans certaines régions, générant des délais de consultation parfois très longs, en particulier en dehors des grandes villes.
Sommaire
- Gynécologue
Études pour
devenir gynécologue
- PASS ou LAS : 1 an, suivi d'une sélection pour accéder à la 2ème année de médecine
- 2ème et 3ème année (DFGSM) : enseignements fondamentaux en sciences biomédicales
- 4, 5 et 6ème année (DFASM) : externat, premiers stages cliniques en milieu hospitalier
- EDN : concours national de fin de 6ème année déterminant le classement, la spécialité et la ville d’internat
- Internat en gynécologie-obstétrique : 5 ans de spécialisation avec stages en obstétrique, salle d'accouchement, chirurgie gynécologique, gynécologie médicale, oncologie gynécologique et médecine de la reproduction
- Internat en gynécologie médicale : 4 ans de spécialisation davantage orientés vers la consultation, le suivi gynécologique, la prévention et la médecine de la reproduction
- Thèse de médecine : soutenue en fin d'internat pour obtenir le titre de Docteur en médecine et le DES de Gynécologie-Obstétrique ou de Gynécologie Médicale
- Nous avons rédigé une page détaillée sur les études de médecine, n'hésitez pas à vous y référer pour avoir plus d'informations
- Gynécologue
Missions du
gynécologue
- Le suivi gynécologique régulier. Le gynécologue assure le suivi annuel ou bisannuel de ses patientes : examen clinique, frottis cervico-utérin pour le dépistage du cancer du col de l'utérus, prescription de contraception, dépistage des infections sexuellement transmissibles, palpation mammaire, prescription de mammographies. Ce suivi préventif est central dans la réduction de la mortalité par cancers gynécologiques.
- Le diagnostic et le traitement des pathologies gynécologiques. Fibromes utérins, endométriose, kystes ovariens, infections génitales, troubles du cycle menstruel, prolapsus, incontinence urinaire d'effort, ménopause et ses complications : la palette des pathologies prises en charge par le gynécologue est très étendue. Il intervient à la fois sur le plan médical (prescriptions hormonales, antibiotiques, traitements locaux) et chirurgical (hystéroscopie, coelioscopie, hystérectomie).
- Le suivi de grossesse. En obstétrique, le gynécologue-obstétricien assure les consultations prénatales obligatoires, prescrit et interprète les examens biologiques et les trois échographies du suivi de grossesse, dépiste les anomalies foetales et les complications maternelles (diabète gestationnel, prééclampsie, placenta praevia), et prépare la patiente à l'accouchement.
- La conduite de l'accouchement. C'est l'une des missions les plus emblématiques et les plus intenses de l'obstétrique. Le gynécologue-obstétricien intervient lors des accouchements complexes : utilisation de forceps ou de ventouse, épisiotomie, révision utérine, gestion des hémorragies du post-partum. Il réalise les césariennes, programmées ou en urgence, et prend en charge les complications obstétricales graves.
- La chirurgie gynécologique. Le gynécologue-obstétricien est un chirurgien à part entière. Il réalise des interventions par voie coelioscopique (minimalement invasive) ou par voie ouverte : exérèse de kystes ovariens, de fibromes, traitement chirurgical de l'endométriose, ligature tubaire, hystérectomie totale ou partielle, traitement chirurgical des prolapsus.
- La procréation médicalement assistée (PMA). Certains gynécologues-obstétriciens se spécialisent dans la prise en charge de l'infertilité des couples : bilan d'infertilité, induction de l'ovulation, insémination artificielle, fécondation in vitro. Ce domaine est en forte croissance depuis l'ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules par la loi bioéthique de 2021.
- La cancérologie gynécologique. En lien avec les oncologues, le gynécologue prend en charge le diagnostic et le traitement chirurgical des cancers génitaux : cancer du col de l'utérus, cancer de l'endomètre, cancer de l'ovaire, cancer de la vulve. Cette activité oncochirurgicale est généralement concentrée dans les CHU et les centres de lutte contre le cancer.
- Gynécologue
Compétences
du gynécologue
- Dextérité chirurgicale et technicité. La gynécologie-obstétrique est l'une des spécialités médicales les plus techniques : la coelioscopie gynécologique, la chirurgie utérine et les manoeuvres obstétricales demandent une dextérité fine et une grande précision du geste.
- Sang-froid face aux urgences obstétricales. L'obstétrique est une spécialité où des situations stables peuvent basculer en urgence vitale en quelques minutes : hémorragie de la délivrance, procidence du cordon, souffrance foetale aiguë, éclampsie. Le gynécologue-obstétricien doit être capable de décider et d'agir immédiatement, parfois en pleine nuit, dans un état de fatigue intense.
- Empathie et communication avec les patientes. La gynécologie est une spécialité intime : les consultations abordent la sexualité, les difficultés à concevoir, les fausses couches, les cancers. La qualité de la relation médecin-patiente est fondamentale. Savoir annoncer une mauvaise nouvelle avec tact, accompagner une femme dans un parcours d'infertilité difficile ou soutenir une patiente après une fausse couche sont des compétences humaines indispensables.
- Résistance physique et gestion du stress. Les gardes en maternité sont parmi les plus éprouvantes de la médecine française : un accouchement ne se programme pas, et les urgences obstétricales surviennent à toute heure. La résistance à la fatigue et la capacité à maintenir une qualité de soin maximale dans des conditions difficiles sont des exigences non négociables.
- Rigueur et formation continue. La gynécologie-obstétrique évolue rapidement : nouvelles techniques de coelioscopie, développement de la PMA, protocoles de dépistage actualisés, évolutions légales (IVG instrumentale par les sages-femmes, PMA pour toutes). Le gynécologue doit se tenir informé en permanence et participer régulièrement à des formations et des congrès médicaux.
- Capacité à travailler en équipe pluridisciplinaire. Le gynécologue-obstétricien travaille en permanence avec les sages-femmes, les anesthésistes (notamment pour les péridurales et les césariennes), les pédiatres (pour la prise en charge du nouveau-né), les oncologues, les radiologues et les biologistes. La qualité de la communication au sein de l'équipe conditionne directement la sécurité des patientes.
- Gynécologue
Salaire du
gynécologue
La rémunération d’un gynécologue-obstétricien est très variable selon le statut d’exercice, l’ancienneté et la localisation. En France, le salaire moyen d’un gynécologue obstétricien tourne autour de 7 800 euros bruts par mois pour un obstétricien salarié. En libéral, les revenus peuvent être sensiblement plus élevés.
Étape de carrière | Statut | Net / mois | Net / an |
|---|---|---|---|
Interne 1ère année | Salarié | 1 400 à 1 600€
| 16 800 à 19 200€
|
Interne 4 et 5ème année + gardes | Salarié | 2 200 à 2 800€ | 26 400 à 33 600€ |
Assistant / chef de clinique | Salarié | 3 100 à 4 500€ | 37 000 à 54 000€ |
PH débutant secteur public | Salarié | 3 500 à 4 600€ | 42 000 à 55 000€ |
PH confirmé (5/10ans) + gardes | Salarié | 5 000 à 7 000€ | 60 000 à 84 000€ |
PH senior + responsabilités | Salarié | 7 000 à 9 000€ | 84 000 à 108 000€ |
Gynécologue libéral débutant | Libéral | 4 000 à 6 000€ | 48 000 à 72 000€ |
Gynécologue libéral établi | Libéral | 6 000 à 9 000€ | 72 000 à 108 000€ |
Gynécologue libéral senior | Libéral | 9 000 à 14 000€+ | 108 000 à 168 000€+ |
- Sources : grille indiciaire PH 2025, Indeed France, Hellowork (2025), LeBonSalaire.com (2026), Santech Conseil. Montants nets avant impôt sur le revenu. Les revenus libéraux sont des BNC après déduction des charges professionnelles.
- Plusieurs facteurs influencent la rémunération. Le secteur conventionnel joue un rôle majeur : les gynécologues en secteur 2 peuvent pratiquer des dépassements d'honoraires, ce qui augmente significativement les revenus en libéral. L'activité chirurgicale est également un levier important : les actes opératoires (coelioscopie, hystérectomie, césarienne en clinique privée) sont mieux valorisés que les consultations seules. La spécialisation en PMA, en oncochirurgie gynécologique ou en colposcopie ouvre l'accès à des actes complémentaires rémunérateurs. Enfin, les gardes en maternité représentent une source de revenu significative en milieu hospitalier, notamment les nuits et les week-ends.
- Gynécologue
Débouchés
professionnels
- Les maternités et services de gynécologie hospitaliers. C'est le cadre d'exercice majoritaire pour les gynécologues-obstétriciens qui souhaitent pratiquer l'obstétrique à temps plein. Les postes de Praticien Hospitalier offrent sécurité de l'emploi, diversité des cas cliniques et possibilité d'enseigner et de faire de la recherche.
- Le cabinet libéral. Nombre de gynécologues choisissent d'exercer en libéral, seuls ou en groupe, principalement orientés vers la consultation gynécologique, la contraception, le dépistage et le suivi de grossesse pour les patientes à bas risque. L'exercice libéral pur, sans activité obstétricale en garde, offre une meilleure maîtrise du temps de travail.
- Les cliniques privées. Certains gynécologues-obstétriciens exercent en clinique privée, combinant consultations, chirurgie gynécologique et activité obstétricale dans des maternités de niveau 1 ou 2. Les revenus y sont généralement plus élevés qu'à l'hôpital public, au prix d'une organisation plus entrepreneuriale.
- L'exercice mixte. La combinaison d'une activité hospitalière à temps partiel et d'un cabinet libéral est un modèle de plus en plus choisi, permettant d'accéder à une diversité de pratiques tout en optimisant les revenus.
- La cancérologie gynécologique. Certains gynécologues-obstétriciens se spécialisent dans la chirurgie oncogynécologique, en lien avec les centres de lutte contre le cancer. Ce champ d'exercice, très technique, est concentré dans les CHU et les centres agréés en cancérologie. Il offre des perspectives de carrière académiques intéressantes.
- La médecine de la reproduction et la PMA. Depuis l'extension de la PMA en 2021, la demande en centres de procréation médicalement assistée a fortement augmenté. Les gynécologues spécialisés en médecine de la reproduction exercent dans des centres publics ou privés dédiés, avec une activité très technique et une forte dimension relationnelle.
- L'enseignement et la recherche. Dans les CHU, les gynécologues-obstétriciens peuvent accéder aux statuts hospitalo-universitaires, combinant soins, enseignement aux futurs médecins et recherche clinique dans des domaines en plein développement : endométriose, infertilité, chirurgie robot-assistée, médecine foetale.
- La France fait face à une diminution du nombre de gynécologues-obstétriciens dans de nombreuses régions, avec des délais de rendez-vous pouvant dépasser plusieurs mois. Cette tension démographique constitue paradoxalement une opportunité pour les jeunes praticiens qui souhaitent s'installer : la demande est forte, la patientèle est immédiate et les aides à l'installation sont accessibles dans les zones sous-dotées.
- Gynécologue
FAQ : sur les études
de gynécologie
Combien d'années faut-il pour devenir gynécologue-obstétricien ?
Il faut au minimum 11 ans d’études après le baccalauréat : 1 an de PASS ou LAS, 5 ans de 1er et 2ème cycles à la Faculté de Médecine, puis 5 ans d’internat en gynécologie-obstétrique. La variante en gynécologie médicale dure 10 ans (4 ans d’internat). La thèse de Docteur en Médecine est soutenue à l’issue de l’internat.
Quel est le salaire d'un gynécologue débutant en France ?
Un gynécologue-obstétricien en début de carrière perçoit entre 3 100 et 4 500 euros nets par mois avant impôt. En Praticien Hospitalier (échelon 1), la rémunération démarre autour de 3 500 euros nets. En libéral, les premiers revenus dépendent du temps nécessaire à constituer une patientèle et se situent entre 4 000 et 6 000 euros nets par mois, avant de progresser rapidement.
Quelle est la différence entre gynécologie médicale et gynécologie-obstétrique ?
Le DES de gynécologie-obstétrique (5 ans d’internat) forme des médecins à la double compétence médicale et chirurgicale : consultations gynécologiques, suivi de grossesse, accouchements et chirurgie gynécologique. Le DES de gynécologie médicale (4 ans d’internat) est centré sur la consultation, la prévention, le dépistage et le traitement médical des pathologies gynécologiques, sans la composante obstétricale et chirurgicale majeure. Les deux diplômes ouvrent des exercices différents et complémentaires.
Quelle est la place du gynécologue par rapport à la sage-femme ?
La sage-femme est une professionnelle de santé autonome, habilitée à assurer le suivi des grossesses physiologiques et à pratiquer les accouchements normaux. Le gynécologue-obstétricien intervient pour les grossesses à risque, les complications, les accouchements difficiles et les actes chirurgicaux. Les deux professionnels travaillent en complémentarité au sein des maternités, la sage-femme étant souvent le premier contact de la parturiente, le gynécologue intervenant sur délégation ou en cas de pathologie.
Un gynécologue-obstétricien peut-il faire de la chirurgie ?
Oui. C’est l’une des caractéristiques distinctives de cette spécialité : le gynécologue-obstétricien est formé à la fois à la médecine et à la chirurgie gynécologique. Il réalise des coelioscopies, des hystérectomies, des exérèses de fibromes et de kystes ovariens, des cesarésiennes, et des interventions en oncologie gynécologique. Cette double compétence médico-chirurgicale est ce qui distingue le gynécologue-obstétricien du gynécologue médical.
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